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mercredi 17 février 2016

16/02/2016, New York City : Metropolitan Museum + Maria Stuarda au Metropolitan Opera


Metropolitan Museum

Le Metropolitan Museum est le seul musée de NYC où je me rends à chaque voyage, et j'y passe à chaque fois la journée. Il m'a fallu un certain nombre de jours pour l'avoir exploré en entier ! C'est fait depuis quelques années, et maintenant, je refais mes salles préférées, je visite une section en détail, je vois quelques expos temporaires. Il y en en général une vingtaine !


 



Aujourd'hui,  ça tombe bien, il pleut à verse. En allant au musée à pied, je suis lessivé comme dans une laverie.

Je profite de l'entrée du pass, qui, en outre, permet d'éviter la queue des billets. Je traverse les merveilles byzantines sans un regard et file au Tricheur de Georges de la Tour, qui me fascine toujours.

Je recommande la lecture de cette page :
http://newsletters.artips.fr/LaTour_tricheur/

Flandres et Pays-Bas

Direction ensuite peinture flamande et néerlandaise, salles fabuleuses pleines de chefs-d'œuvre.

La vie paysanne selon Brueghel

Invention du paysage par Patinir

Quelques Franz Hals, pleins d'expressivité dans un genre hyper-codifié


Les miracles du clair-obscur selon Rembrandt

Et un de ses plus beaux autoportraits

Dans l'intimité d'un intérieur avec Vermeer


Un ensorcelant travail sur une palette extrêmement réduite

Heda ou la magie des matières

Holbein, l'acuité des regards

Memling, comment donner du sens au "tableau qui semble vivant"
Metsys, la force d'un visage
Gerard David, toujours extraordinairement réaliste.

Artistes sans main

Parmi les diverses expos, j'en vois une très étonnante consacrée aux artistes sans mains. Voici notamment le stupéfiant Matthias Buchinger, sans main ni pied, qui se spécialisa au XVIII° dans des œuvres avec micro détails (des loupes sont fournies dans l'expo). Un tour de force !




Mon doigt est là pour l'échelle !








C'est extraordinaire de finesse et de précision. J'apprends qu'au XIX°, une Anglaise sans main était célèbre pour ses remarquables découpages.. Elle tenait les ciseaux dans la bouche !

 Vigée-Lebrun

Je revois avec plaisir l'expo Vigée-Lebrun. Il me semble que le choix des peintures n'est pas exactement le même qu'à Paris. Après avoir lu ses mémoires (on peut les télécharger sur Gutenberg), j'apprécie davantage son travail. Une femme d'un courage et d'une opiniâtreté impressionnantes.








Modèles d'architecture précolombiens

Une autre expo encore (j'en ai vu huit en tout), consacrée aux sculptures et céramiques architecturales dans le monde précolombien, complète utilement celle de Brooklyn.

 















Les Etrusques

Je termine par les salles étrusques, que je n'ai jamais vraiment explorées à fond, et où il n'y a personne. La collection n'est pas énorme, mais quelle qualité ! Et que des raretés.








Un surprenant vase érotique, copiant l'art grec


Le clou de la collection, un énorme char funéraire dans un état exceptionnel







Un sarcophage peint, avec ses couleurs d'origine





Un satyre flûtiste dans une position inusitée



Je sors un peu crevé mais heureux.





Pour une fois, je réussis à traverser Central Park sans me tromper et aboutis sur Columbus Av, où je m'assieds enfin et récupère avec un muffin aux myrtilles et un mocha.

Maria Stuarda au Metropolitan opera



Ce soir, l'autre Met, l'Opéra, a programmé un opéra que j'aime beaucoup, Maria Stuarda. Le livret est basé sur la rivalité entre Mary Stuart et Elizabeth I autour du comte de Leicester, amour et pouvoir donc. Donizetti a composé une partition splendide, un des joyaux du bel canto. A la fin du premier acte, une scène homérique montre Maria insultant sa rivale de "figlia impura di Bolena" et de "vil bastarda". A la création, les deux interprètes en vinrent aux mains. C'est toujours un grand moment d'opéra. Il faut de solides acteurs-chanteurs mais ce sont généralement de merveilleuses soirées.
C'est le cas ici. Riccardo Frizza dirige avec une grande connaissance du style et les forces de la maison sont admirables d'expressivité. Pour une fois ici, la production est vraiment bien, avec des décors à la fois naturalistes et symboliques, remarquablement éclairés. Le jeu des acteurs est extrêmement travaillé, en particulier pour le personnage d'Elizabeth, qui doit beaucoup aux dons d'actrice d'Elza van den Heever.

Elza van den Heever aux saluts
Bons seconds rôles, parmi lesquels Kwangchul Young, aussi efficace que samedi. Le trio principal (avec Sondra Radvanovsky et Celso Albelo) ne mérite que des éloges: une vraie leçon de bel canto avec des voix longues, capables de messe di voce superbes, avec un grand sens du phrasé et des aigus rayonnants. C'est sans doute une des meilleures représentations que j'ai vues de cet opéra, sinon la meilleure. En plus, à la sortie des artistes, tous sont d'une grande gentillesse...

La même, à la sortie

avec Celso Albelo

Sondra Radvanovsky

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