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lundi 8 août 2016

Japon, Tokyo : le Musée National de Tokyo



Kappabashi

C’est par un beau dimanche matin que je pars à pied, ayant téléchargé de l’hôtel le guidage GoogleMaps pour Ueno. La balade plaisante me fait traverser Kappabashi, la rue des articles de cuisine (le plus grand rassemblement au monde, paraît-il).





J’erre un peu autour de la gare d’Ueno pour trouver le passage qui traverse les rails.


De l’autre côté, s'étend tout de suite le vaste parc d’Ueno (jardins, plusieurs musées, zoo avec de célèbres pandas). Le musée national occupe plusieurs pavillons.

Le Musée National de Tokyo : 東京国立博物館, Tōkyō kokuritsu hakubutsukan

Le pavillon asiatique

Je commence par celui à droite, réservé à l’Asie, avec des salles étagées à la superbe présentation. Quelques collections modestes (Iran, Egypte, que fait-elle là?), mais celles sur la Chine sont remarquables.








Les salles coréennes sont très riches, même si on voit toujours un peu la même chose d’un musée à l’autre. Il y a même une petite collection indienne, avec de superbes miniatures. Et, au sous-sol, j’admire de belles pièces angkoriennes immédiatement identifiables.

Déjeuner coûteux

Il n’est pas tard, mais je vais manger au restaurant du musée avant que la queue ne soit formée. Je prends les formules, deux raviolis et un genre de rouleau de printemps avec une soupe nouille-crustacés, un Mont-Blanc avec un café. C’est mon repas le plus onéreux jusqu’à présent (presque trente euros) et, hormis le dessert vraiment réussi, rien n’est extraordinaire.


Le bâtiment japonais

Je continue avec le bâtiment principal, les collections japonaises, où figurent beaucoup de pièces estampillées « trésor national ».

Peintures

Hiroshige est représenté par une peinture sur soie et une série d'estampes.





 Plus largement, les œuvres sur papier, soie ou paravent illustrent la diversité de la peinture japonaise.
Quelle maîtrise du graphisme avec cet écureuil aux raisins !






Un chef-d'œuvre d'humour avec ce mariage entre humain et souris.




Céramiques

La céramique montre tradition et créativité des designers médiévaux.




Jusqu'à ce support de vase, dont Alessi a dû s'inspirer pour ses salières !

Laques

La laque permet la bonne conservation de somptueuses réalisations. Cela demande un travail long et minutieux. La sève d'un arbre est appliquée par couches multiples (plus de vingt) pour obtenir une surface lisse et résistante. Un bon moyen d'imperméabiliser, jadis, avant même d'utiliser la somptuosité de la matière à des fins artistiques.




Trésors religieux

Le Bouddhisme s'est rapidement développé dès qu'il a été introduit.





Armes et variegata

La civilisation du samouraï a généré armures et armes extraordinaires. Les katana, ces armes effilées absolument parfaites, témoignent de la maîtrise des armuriers.



Les gardes des épées montrent une vraie maestria dans l'art du métal.


Et encore des objets les plus divers...






Peinture sous influence

Enfin je découvre des œuvres du XXe siècle, entre courant occidental et tradition réinventée.




L'archéologie

Par un petit passage couvert, j’accède au troisième bâtiment, consacré à l’archéologie. J’ai vu déjà ce type de pièces dans une extraordinaire expo au Martin Gropius Bau de Berlin, il y a une dizaine d’années, mais on en voit si rarement que je les retrouve avec plaisir. Outre les objets assez coutumiers à ce genre de collection (armes, poterie, pièces de harnachement), j’y retrouve ces exceptionnelles statuettes de terre cuite, au regard vide mais pourtant si expressives.








Les alentours valent le coup d’œil !



Horyu-ji

Le dernier bâtiment vaut la visite à lui seul : une réalisation parfaitement épurée, auquel le petit bassin apporte la touche japonaise.
C'est Yoshio Taniguchi qui a construit ce très sobre bâtiment, qui rappelle un peu Le Corbusier. Hormis ses réalisations au Japon, il est célèbre pour avoir réaménagé et agrandi le MOMA de New York.
L’intérieur est réservé à une expo sur la période de Nara (VIIe siècle), les trésors du Horyu-ji. Ça, c’est du jamais vu ! De délicates ciselures d’or, d’élégantes statuettes de divinités (exposées dans une salle remarquablement mise en scène), des masques expressifs (utilisés pour une cérémonie bouddhique, un peu comme ceux de la Semaine Sainte en Espagne), des objets cultuels du temple












Un endroit parfait pour travailler tranquille.

2 commentaires:

  1. Je suis tombée sur votre blog par hasard en faisant une recherche sur le temple Horyu-ji.
    Je ne suis jamais allée au Japon mais je fréquente régulièrement le musée Guimet. Votre série de photos fait rêver. J'aimerais beaucoup visiter le Japon, mais sur tous les catalogues de voyage c'est hors de portée de ma bourse.
    Votre blog est très bien !

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    Réponses
    1. Merci pour le compliment, chère Anonyme.
      Le Musée National de Tokyo est réellement extraordinaire par le nombre et la remarquable qualité des oeuvres présentées.
      Regardez ma page "bilan financier", vous verrez que ce n'est pas si cher si on organise tout soi-même. Et surtout, voyager au Japon n'est pas difficile, même si on ne parle pas japonais.
      Comme je l'ai écrit, c'est un pays plein de gens prêts à vous aider.
      Donnez-moi de vos nouvelles si vous décidez d'y aller.
      Cordialement.

      Supprimer

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